Frédéric CABY ( né en 1934 )

 Frédéric CABY

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Qui suis-je ?

 

Je suis né en 1934. Fils du compositeur Robert Caby, j’ai étudié le piano avec Germaine Survage, l’initiatrice de la carrière de sa sœur Marcelle Meyer. Mes dons de pianiste me paraissant modestes, j’ai choisi de faire une carrière d’ingénieur. C’est seulement en 1967, sous l’impulsion que m'ont donnée les poèmes d’Henri Michaux, puis sous l’émotion du drame hongrois de 1968, que j’ai osé aborder la composition. C'est plutôt sous tension que j'écris de la musique...

Comme compositeur, je reconnais volontiers que mon style est marqué par celui de Schubert ou de Poulenc, mais aussi de mon père, qui composait si souvent en ma présence pendant mes années de jeunesse, et dont l’œuvre m’a toujours imprégné. Avec des couleurs souvent polytonales, ma musique s’efforce d’allier la concision, l’expressivité et le respect de la prosodie.

   

Plusieurs de mes œuvres ont été données en concert par des interprètes qui m’ont magnifiquement servi, Mario Hanniotis, Lionel Herpelding, Philippe Balloy, Pierre-Yves Pruvot, Jean-Michel Séréni ainsi que leurs pianistes, entre 1982 et 1998, ou encore en 2000, les brillantes élèves du Conservatoire du Centre de Paris sous la direction artistique éclairée de Patrick Visseq qui les accompagnait.

   Mon modeste catalogue contient aujourd’hui seulement 24 numéros, dont la durée totale dépasse à peine deux heures. Ce sont surtout des mélodies sur des poèmes d’Henri Michaux et Apollinaire, mais aussi d’Henri Barbusse, Paul Éluard, Léon-Paul Fargue, Saint-John Perse, Pierre Grouix, Louise Labé, ainsi qu’une sonatine et trois suites burlesques.

 Avec l'âge, je suis devenu si mauvais pianiste que depuis des années, je ne compose plus qu'à l'ordinateur, grâce à un petit logiciel vieux de bientôt 15 ans mais que je connais bien: "MusicTime". Grâce à Internet, j'ai l'espoir de composer pour mes semblables plutôt que pour moi, pour les nuages ou pour les fleurs, ce qui ne serait déjà pas si mal…

Ce qui m’a poussé à m'engager également comme littérateur, c’est le spectacle, historique ou contemporain, de notre monde livré aux ravages du mal depuis que l’Histoire sait raconter ce que les hommes lui font subir ; je dis bien « les hommes », en non pas les femmes, si assidues à leur tâche de vie et si peu malfaisantes que le poids historique de leurs forfaits n’est que plume légère en face de la malfaisance spécifique de la gent masculine ; les tyrannies, la mortalité d'origine violente ou la population des prisons en rendent un compte visible.

C’est donc un combat perdu depuis longtemps que j’entends mener par l'écriture, une sorte de baroud d’honneur ; à moins qu’un jour, plus tard, quand je serai devenu poussière…

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Quelques liens qui m'importent